Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
Document Actions

Sur les traces de Saint Jean Bosco

24 juillet 2015

De l’ostention du Saint-Suaire, programmée pour le bicentenaire du saint dédié à la jeunesse, à son pays d’enfance de Castelnuovo, en passant par le Valdocco, où il développa son œuvre à Turin, deux journées empreintes de l’esprit du fondateur des salésiens.

Une belle expérience que ce périple à la rencontre de Saint-Jean Bosco, du départ en tôt le matin d’un mercredi de juin, au retour en soirée du lendemain. Trente participants emmenés par Pierre Berthier, directeur diocésain des pèlerinages, en présence Mgr Philippe Ballot, évêque des diocèses de Savoie, guidés par le père Paul Ripaud, de l’ordre des salésiens. Une famille qui compte 16 000 membres aujourd’hui de par le monde, fondée par celui dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance, marqué aussi par l’ostension du Saint-Suaire à l’appel du pape François. D’où la double dimension de ce pèlerinage.
Première étape, à la cathédrale de Turin où l’on accède au fameux linceul au bout d’un long cheminement, de l’histoire des saints de l’époque de Don Bosco à une projection explicative. Bonne initiation avant de se retrouver, dans l’obscurité, devant l’étoffe, bien éclairée quant à elle, une voix invitant au silence et à la méditation. A la sortie, premières réactions parmi les pèlerins, Christine expliquant que l’on est « amené à tout lâcher, à s’en remettre au Christ, en se disant que l’on participe à sa passion, en communion avec lui ». Un Suaire qui, rappelons-le, a un lien étroit avec la Savoie, ayant séjourné au XVIème siècle à la Saint-Chapelle du château des ducs.

« Ma vie c’est d’être avec vous »
Autre relation entre Turin et Chambéry, du fait que Camille Costa de Beauregard, qui l’avait rencontré, s’était inspiré de Don Bosco pour créer la fondation du Bocage, appartenant désormais à la société salésienne. Ajoutons que le Saint homme s’était lui-même inspiré de l’esprit d’un autre savoyard, Saint-François de Sales, d’où le nom des salésiens. Pour ces derniers, le cœur de leur action demeure le Valdocco. C’est là que Don Bosco débuta son œuvre, dans ce qui était alors la banlieue turinoise, naissant à l’industrialisation, avec tous ses laissés pour compte. Il tâchait tout autant de donner un métier aux jeunes qu’à les ouvrir à la spiritualité. Aujourd’hui y demeure école de formation, collège et centre d’accueil et de loisirs. Le tout jouxtant la basilique de Marie auxiliatrice. A l’entrée du site, présentant également son parcours, une fresque attend les visiteurs, figurant Don Bosco avec l’une de ses citations : « Ici je me sens bien, c’est vraiment ma vie d’être avec vous ». Une bonne entame, avant la deuxième journée dans son pays natal, Castelnuovo (30 kms de Turin). A quelques encablures, on découvre le Colle Don Bosco, construit il y a un demi-siècle, proche du hameau où se trouve la maison où Jean passa son enfance, Contraste entre la simplicité de l’une et la magnificence de l’autre, un véritable temple dédié au saint qu’il est devenu. Le fils d’un ouvrier agricole (trop tôt disparu), bercé par les valeurs de la foi et de l’amour que lui inculqua sa mère Margherita. En dépit d’années de jeunesse semées d’embûches, forgeant son caractère et une capacité à fédérer chez celui qui, adolescent, créa « la compagnie de la joie ». Il y eut aussi, dès 9 ans, ses songes (illustrés dans la demeure familiale devenue musée) qui, explique le père Ripaud, ont orienté sa vie, « le Seigneur et la Madone lui indiquant ses futures missions ».

Une pédagogie très actuelle…
Un éveil à Dieu qui prend également sa source dans l’une des églises de Castelnuovo, située au sommet de la petite ville. On y est accueilli par le père Hubert, un salésien belge, vicaire actuel de la paroisse. Il décrit l’édifice comme « un vrai petit bijou ». C’est ici que «Jean a fortifié sa vie chrétienne auprès d’un curé qui avait 200 ans d’avance sur son temps par son esprit d’ouverture et, aujourd’hui, on assiste à l’extraordinaire miracle de cette église où l’on accueille des gens arrivant de tous les continents pour le bicentenaire. Ils veulent revenir à la source et il y a une grande fraternité qui se passe ». Une traduction de la véritable actualité du message et de la pédagogie de Don Bosco. « Il s’agissait pour lui, souligne Mgr Ballot, d’aider les jeunes à trouver leur place la société. Et il s’était dit que pour cela il fallait bouger la société elle-même, de sorte qu’elle soit moins injuste et plus proche de ceux qui ont besoin de vivre et que l’on ne peut laisser de côté ».
Pour Denis, l’un des participants au pèlerinage, qui a eu des responsabilités dans le scoutisme, l’adhésion est forte à cette idée salésienne qui est de « faire grandir les jeunes ». Au-delà, il s’agit d’un lien entre les générations, Marie-Thérèse ayant, pour sa part, à travers ce périple, redécouvert « une nécessaire douceur, un sentiment de paix…deux précieuses journées de dépaysement, de joie et de partage ».

Bruno Fournier

Photos : 

1- A L’entrée du Valdocco à Turin, le père Paul Ripaud présentant la fresque illustrant Don Bosco avec une citation de lui s’adressant à ses jeunes.
2- La trentaine de pèlerins sur le parvis de l’église de Castelnuovo où Saint Jean Bosco s’est initié à la vie chrétienne
3- La maison où Don Bosco passa son enfance, devenue un musée retraçant sa vie
4- A proximité du hameau natal du jeune Jean, le Colle Don Bosco, sanctuaire qui lui est dédié et où affluent des pèlerins venus du monde entier..

---------------------
A ECOUTER LE REPORTAGE SUE LE PELERINAGE DON BOSCO de Bruno FOURNIER diffusé sur RCF Savoie le 4 juillet dernier

<< Go back to list