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Rappel des propositions faites les années précédentes

Petit tour d'horizon proposé par gaby Thollet sur ce qui s'est passé en Savoie depuis 2008

En 2008, François Soulage nous présentait une réflexion musclée sur la mondialisation et le rôle de l’économie (intervention qui aurait encore du sens à ce jour), en novembre 2009 Gilles Rebêche venait nous enthousiasmer de la place que prenait la diaconie du Var dans la dynamique de l’Eglise de son diocèse, puis en 2011 Etienne Grieu, « La solidarité, fardeau ou ressort pour les communautés chrétiennes » et une invitation ambitieuse pour une Eglise plus solidaire. C’était tout juste avant la naissance de « Diaconia 2013 ».

Des différents intervenants, Gaby Thollet retient d’abord cette certitude : La diaconie est un appel à évangéliser nos relations.

  • Il ne s’agit pas simplement d’être dans l’ordre du faire des choses, des rencontres, mais d’abord de laisser toutes nos relations s’imprégner de l’Evangile, c'est-à-dire des attitudes qui furent celles du Christ, grâce auxquelles la Bonne Nouvelle nous a touchés un jour (sa manière d’accueillir les malades, les publicains, les pécheurs, les enfants, les fous, les possédés, les lépreux. Etienne Grieu mettait la barre très haute car nous n’en avons jamais fini avec l’accueil de Dieu. C’est entreprendre un travail sans fin.
  • La diaconie ne s’exprime pas seulement dans les engagements solidaires ou caritatifs, il s’agit bien de l’ordinaire de la vie de nos groupes, de nos paroisses, de nos mouvements. Etienne Grieu nous interroge : Quels bons moments nous pouvons nommer dans la vie de nos communautés ? Qu’en est-il de l’attention aux membres de la communauté qui traversent un passage  difficile (maladie, deuil, problème de travail, de couple) ? Cela suppose une écoute, une présence discrète pour répondre humblement avec discernement.
  • Etienne Grieu comme Gilles Rebêche nous provoquaient : Les personnes fragiles dans nos communautés sont-elles sollicitées pour participer à sa vie? La communauté s’attend-elle à recevoir aussi la bonne nouvelle de leur part ? Nous avons de nombreux témoignages de groupes de paroles. Plusieurs soulignent comment ces personnes se sont fait « jeter » quand elles voulaient faire une lecture à la messe, proposer une intention de prière. Prêtons attention aux plus pauvres qui sont les premiers dans le cœur de Dieu.
  • Etienne Grieu nous disait également que la diaconie, la solidarité n’est pas une affaire de spécialistes. Ce qui ne l’empêchait pas d’attirer notre attention sur tous les chrétiens engagés dans le service de l’humanité, par le biais de leur profession ( métiers du soin, secteur social, éducation) , mais aussi tous ceux qui ont un engagement en secteur associatif, syndical ou politique souvent dans des lieux qui ne sont pas d’Eglise . Comment la communauté, un évêque, peut solliciter ces personnes pour avoir un retour sur ce qu’elles découvrent ? Connaître leurs inquiétudes, leurs questions, leurs convictions ? Nos dimanches autrement ne peuvent-ils pas être une fois cette occasion d’écoute ? Aux rendez-vous de la solidarité, le Père Ballot a souhaité que nous appelions des personnes professionnels du social, ou militants dans des associations laïques ou membres de CCAS à faire partie véritablement du conseil de solidarité .
  • Dans beaucoup de nos communautés des activités relèvent de la solidarité. Dans le cadre de mouvements et d’institutions (CCFD, secours catholique, Conférence st Vincent de Paul Sant Egidio, Béthanie, service évangélique des malades, ACAT, foi et lumière etc…) Là encore, comment on peut occasionnellement solliciter ces personnes pour mieux saisir des situations d’injustices graves ? Comment laisse-t-on la parole à des membres de l’ACO ou de la JOC pour que la communauté globale comprenne les enjeux d’un conflit ou comme en Tarentaise quand les EAP décident de faire une enquête auprès des saisonniers pour mieux comprendre leur situation concrète .
  • Dernier point : la diaconie nous ont dit Gilles Rebêche et Etienne Grieu doit nous faire devenir Veilleur : une EAP, un conseil pastoral peuvent se fixer des objectifs pour connaître les situations de ceux qui sont en souffrance, isolés, en situation précaire (Place des jeunes sans emploi, place des étrangers, des SDF). Comment la communauté peut se laisser toucher ?