Les monuments les plus anciens sont des cryptes, à l'époque où le culte des reliques connaît un grand succès. Les églises entièrement romanes sont rares, mais on trouve d’importants éléments de cette période dans de nombreux édifices conservent des éléments d’importance.
Apparu timidement en Savoie au XIIIe siècle, l'art gothique s'affirme bien plus tard avec quelques beaux édifices du gothique flamboyant au XVe siècle : la Sainte Chapelle, la cathédrale de Chambéry et le cloître de Saint Jean-de-Maurienne. C'est l'époque des Pietà et des mises au tombeau sculptées ; c'est aussi l'époque où, dans les chapelles, se développent les peintures murales.
Les édifices baroques subsistent nombreux en Maurienne et en Tarentaise. Dans l'église, richement ornée et décorée, l'élément important est le retable, qui devient un véritable monument. Le nouveau style, tourmenté, où dominent les courbes et les contre-courbes, reflète les sentiments religieux de l'époque.
Après la Révolution, il faut restaurer. Mgr Martinet, archevêque de Chambéry (de 1828 à 1839), fait construire 42 églises. Les édifices sont caractérisés par le retour à la forme hémicirculaire des absides ; ils ont des dimensions imposantes et les façades sont traitées indépendamment. Comme à la Renaissance, les artistes s'inspirent de l'antiquité classique.
Vers 1860, le courant ogival supplante le néo-classicisme. Deux architectes sont en rivalité : Théodore Fivel (1828-1894) prône " le pur gothique du XIIIe ", alors que Samuel Revel (1825-1897) est un adepte du " roman antique ".