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Décès du Père Claudius BOCHET

21 juin 2017

Ses obsèques seront célébrées à la cathédrale de Saint-Jean de Maurienne, samedi 24 juin à 10 heures. Son corps sera inhumé à Hermillon.

Le Père Claudius BOCHET , ex-curé de Sollières, Sardières et Bramans, a rejoint la maison du Père lundi 19 juin, à l'aube de ses 94 ans. Il s'est éteint doucement à la Maison Saint-Benoît à Chambéry où il résidait depuis le 15 janvier 2010.

 

Pierre Claudius BOCHET (dit Claudius)
Fils de Victorin BOCHET et Marie Léontine BUTTARD
Né le 25 juillet 1923 à Montdenis, diocèse de Maurienne
Études au petit séminaire puis au grand séminaire de Saint-Jean-de-Maurienne
Sous diacre le 25 décembre 1946 (S.E. Mgr Frédéric DUC)
Prêtre le 29 juin 1947 (il allait donc célébrer ses 70 ans d’ordination)
Vicaire à Saint Martin La Porte le 1er octobre 1947
Curé du Pontet (en vallée des Huiles) le 3 août 1948
En 1952, surveillant au collège « L’enclos Saint François » à Montpellier
Curé de Pontamafrey le 6 décembre 1953
Curé de Saint-Alban d’Hurtières le 1er février 1961
Curé de Sollières et Sardières le 1er octobre 1967
En outre curé de Bramans le 1er juillet 1995
Prêtre montagnard, prêtre apiculteur, travailleur infatigable, il était aussi un fin connaisseur du patrimoine de ses paroisses, et participa à la mise en valeur de ce dernier, en particulier à Sollières où le patrimoine religieux et archéologique sont très importants.
Prêtre d’une très vive curiosité intellectuelle, à la parole claire et même parfois tranchante, il était aussi d’un caractère très sensible, et se laissait émouvoir tout autant qu’il pouvait se montrer sous un jour bien plus dur. La cécité du père Claudius BOCHET lui fit connaître des moments difficiles, l’âge avançant : impossibilité de lire, puis de conduire, difficultés pour le ministère, dans lequel il fut très entouré de ses paroissiens. Ce soutien constant de leur part lui a permis de passer en paroisse une partie de son grand âge, malgré les épreuves de santé.
Quitter sa cure de Sollières pour la maison diocésaine en 2008 fut pour lui un déchirement, rendu nécessaire par l’impossibilité de vivre seul. Là encore, c’est la présence rassurante de sa famille autour de lui et de nombreux anciens paroissiens et amis, qui lui permirent de faire face à de nouvelles difficultés : s’adapter à une vie de communauté quand on a vécu seul, s’adapter à des lieux de vie différents quand la vue défaillante empêche de bien les appréhender. C’est là que le mercredi 9 septembre 2009, il fut victime d’un accident très spectaculaire, fort heureusement sans conséquences physiques, mais qui ébranla fortement son moral.
Dans les semaines qui suivirent, il dut entrer, pour y recevoir des soins plus appropriés, à la maison Saint-Benoît de Chambéry, qu’il rejoignit le 15 janvier 2010. Pendant plus de 7 années, il y fut entouré des soins de sa famille très proche de lui, et de ses confrères de Chambéry, en particulier le Père Maurice CHANVILLARD, fidèle visiteur qui lui permit de garder un lien avec la vie du diocèse, et de célébrer la messe aussi longtemps que ce fut possible pour lui. L’altération de son état général, sa cécité désormais totale, le conduisirent peu à peu au grand dépouillement de tout chose, dans un monde qu’il ne percevait plus que par bribes.
C’est là qu’il s’est éteint le lundi 19 juin 2017, dans l’après-midi, à la veille de son jubilé de 70 ans de vie sacerdotale. Il a souhaité que ses funérailles soient célébrées dans cette même cathédrale où il avait été ordonné prêtre le 29 juin 1947, en la solennité de la Nativité de saint Jean-Baptiste, patron du diocèse de Maurienne. Il a rejoint ses proches défunts, ainsi que ses confrères et amis ordonnés prêtres le même jour et dont il était le dernier vivant : Benoît BUISSON, Joannes DUC, Marcellin SALOMON, et Joseph ROL. Il sera inhumé à Hermilllon, avec sa sœur et son beau-frère.

 

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